Les poches du contribuable genevois sont bientôt vides

Imprimer

Les recettes fiscales ne tombent pas du ciel : à chaque franc encaissé par l’Etat correspond un franc payé par le contribuable. Et les impôts ne sont pas toujours payés par les autres.

À Genève, les rentrées fiscales augmentent d’année en année : ce n’est pas le fruit du hasard mais le résultat d’une politique voulue par un Conseil d’Etat dépensier et un parlement complaisant.

Avec les primes d’assurance maladie, les impôts sont les dépenses obligatoires qui augmentent le plus pour la classe moyenne. Dans un cas comme dans l’autre, il y a ceux qui n’en paient pas, mais il y a surtout ceux pour qui la facture est, année après année, de plus en plus salée.

L’Etat exige plus de moyens pour assumer ses dépenses, mais cela se fait aujourd’hui au détriment du pouvoir d’achat de chacun d’entre nous. A l’heure où il est question de mettre en place de nouvelles taxes pour lutter contre le réchauffement climatique, il est temps de rappeler que celle-ci doivent s’inscrire, au minimum, dans une indispensable neutralité fiscale.

Lien permanent 6 commentaires

Commentaires

  • "A l’heure où il est question de mettre en place de nouvelles taxes pour lutter contre le réchauffement climatique, il est temps de rappeler que celle-ci doivent s’inscrire, au minimum, dans une indispensable neutralité fiscale."


    "Neutralité", et ... imperméabilité ... fiscales.

    Que l'impôt payé par le contribuable genevois, ... n'aille pas servir à remplir les baignoires fiscales éventrées des états voisins.

  • Que préconisez-vous alors Monsieur Aellen? Votre parti, le PLR a soutenu le compromis qui fixe le taux unique d’imposition des personnes morales à 13,99% sous le prétexte de maintenir l’attractivité du canton. Si notre canton est moins attractif que le Vaud, est-ce vraiment pour des raisons fiscales? Le résultat sera une baisse de nos resources fiscales.
    La principale mesure compensatoire de ce compromis passe par une aide de 186  millions de francs en faveur des ménages pour payer les primes d’assurance maladie. Or cela ne règle en rien le principe des "réserves" qui, selon le président de SantéSuisse, "doivent couvrir tous les risques de change et de placement». En somme les réserves sont conçus afin de protéger les caisses des aléas de la finance et non le système de santé suisse. Les primes augmenteront et avec elles, l'enveloppe des aides sociales du canton. Quand le PLR se décidera-t-il de s'attaquer au lobby des assurances à Berne et d'offrir aux citoyens de ce pays une redistribution juste et équitable?

  • Cher Monsieur,
    Je vous suis tout à fait. J'ajouterai pour ma part qu'il n'est besoin d'aucune "taxe climatique", car il n'y a aucune nécessité de lutter contre le réchauffement, qui est en réalité une variation du climat, soit un phénomène naturel dans lequel l'Homme n'a rien à voir. Dès lors, tout ce que l'on entreprendra n'aura strictement aucun effet! Mais on se sera fait plumer, et cela promet d'être saignant au vu de la "stratégie énergétique 2050", par des taxes inutiles dans le processus, et par tous les gourous de l'"économie verte" (17'000.- francs au minimum pour des panneaux solaires sur votre toit!). Lisez Claude Allègre, Lisez François Gervais, et combien d'autres scientifiques véritables (je ne parle pas des guignols du Giec), et vous serez convaincu!
    Cordialement, Jacques Louis Davier

  • Genève ne doit pas être la seule dans ce cas !

    Les contribuables sont plumés régulièrement par toutes sortes d'impôts déguisés en taxes - sacs poubelles avec en plus des amendes si vous vous trompez dans le tri de vos déchets - et autres : parking toujours plus cher, règlement de police dans certaines bourgades de la Riviera, Genève ne doit pas se sentir seule ... :-)))

    Belle journée à tous

  • Je suis tout à fait d'accord avec vous M. Aellen, notre beau canton est en train de devenir un enfer fiscal pour la classe moyenne. Trop de personnes ne payent pas un centime, mais c'est un débat qui ressemble à un serpent de mer....

    D'accord aussi avec M. Davier, nous n'avons pas le contrôle sur le réchauffement qui se produira de toutes manière. En revanche, je suis plus inquiet de la pollution terrestre que de l’atmosphère.

  • Monsieur Aellen, je suis d'accord avec vous. Mais voici ce que j'aurais aussi aimé lire: le Canton doit analyser toutes ses prestations en vue de faire des économies budgétaires. Si l'on compare le coût de nombreuses prestations étatiques, régaliennes ou pas, on s'aperçoit que Genève est très souvent plus chère que les autres cantons pour des résultats de qualité identique. C'est seulement ensuite qu'on pourra réduire les impôts. Plus de 20'000 francs de dette par habitant (y compris les bébés!), c'est aussi un record national!

Les commentaires sont fermés.