13/06/2018

La CPEG appartient à ses affiliés

« Firmenich nous a vendu sa parcelle au PAV pour 75 millions ». Antonio Hodgers, Conseiller d’État, RTS, Forum, le dimanche 10 juin 2018.

Dans les faits, c’est la Caisse de pension de l’État (CPEG) qui a acheté cette parcelle. En aucun cas l’État. Cela n’est pas un lapsus; cette déclaration s'inscrit en effet dans la droite ligne d'autres propos de l'exécutif cantonal allant dans le même sens. Il dénote à mon sens un mélange des genres, au moins dans l'esprit, assez scandaleux.

La Caisse de pension de l’Etat est aujourd’hui, de facto, utilisée abusivement par le Conseil d’État comme un outils de planification immobilière, dans l'intérêt de l’État, pour obtenir des locaux à des conditions financières favorables, par exemple.

Si l’on peut éventuellement comprendre cette volonté politique du Conseil d’État, le silence complice des organes de la CPEG est en revanche incompréhensible et très inquiétant. Lesdits organes démontrent une totale absence d’indépendance du Conseil d’État, alors que leur rôle est d’assurer à la Caisse le meilleur rendement possible, dans le seul intérêt de ses 73'000 affiliés.

Le comité de la CPEG ferait bien de se réveiller et de faire toute la lumière sur cette affaire, car ils engagent à mon sens leur responsabilité s'il était avéré que l'intérêt de l’État avait primé celui de ses affiliés.

Si j'étais l'un deux, alors que l'on s’apprête à annoncer des baisses significatives de prestations, je demanderais des comptes à mes représentants sur cette opération immobilière, qui semble en annoncer d'autres. Je goûterais en effet assez peu qu'il soit envisagé une réduction significative de mes prestations si, dans le même temps, mes cotisations servent à assurer à l’État - et à quiconque d'autre, d'ailleurs - des conditions de location privilégiées.

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