10/09/2014

Une bonne loi !

En démocratie, c'est toujours la majorité qui décide. Au parlement genevois comme ailleurs.

Ainsi, hier, afin que la loi sur la police puisse être votée, il était nécessaire de trouver un consensus avec au moins 51 députés. C'est ce qui a été fait.

A titre personnel, j'aurais évidemment souhaité d'autres modifications législatives. J'étais favorable, par exemple, à l'exigence légale de la nationalité suisse des policiers. De même, il a naturellement fallu que je me fasse violence pour voter des dispositions transitoires pérennisant des acquis sociaux d'un autre âge. Mais il n'y avait pas de majorité parlementaire pour un vote de la loi sur la police avec de tels amendements.

Pour cela, la présence d'autres députés à la table des négociations aurait été indispensable. J'ai regretté leur absence. Mais c'était ainsi. Puissent-ils toutefois prendre conscience que, dans un parlement divisé en trois groupes minoritaires de forces équivalentes, des accords ne peuvent être conclus que si on accepte de négocier, d'une part, et si on consent, parfois, à faire certaines concessions difficiles, d'autre part.

Au final, nous avons une loi qui n'est certes pas parfaite, mais qui est assurément bien mieux adaptée aux réalités actuelles que celle qu'elle remplace. Elle consacre une nouvelle organisation de la police et elle permettra assurément à cette dernière de remplir convenablement les nombreuses missions qui sont les siennes. Et il faut nous en réjouir.

Deux partis locaux annoncent le lancement d'un référendum. C'est leur droit. S'il aboutit, je m'engagerai pour défendre la loi telle qu'elle a été votée. Mais en démocratie, c'est toujours la majorité qui décide. A Genève comme ailleurs.

09:29 | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook | | | |

Commentaires

Reste à ce même Parlement, cette même majorité qui décide, dans cette démocratie décrite comme non consensuelle, à voter les budgets qui autoriseront la mise en application de ladite Loi car, au-delà des clivages, à Genève comme ailleurs, la bonne gestion de l'argent public demeure le nerf de la guerre !

Écrit par : Schlechten | 10/09/2014

Cyril, raison pour laquelle il fallait renvoyer cette loi en commission et demander une ad-hoc avec des acteurs différents autour de la table, demande que le MCG a formulé à plusieurs reprises et qui n'a pas été pris en compte.

Je souris, de te lire qu'il aurait fallu la présence d'autres députés à la table des négociations et que leur présence aurait été indispensable.....

pour cela il aurait fallu les convier !!!! ABE camarade

Écrit par : cerutti thierry | 11/09/2014

Je rappelle aussi que "Des accords ne peuvent être conclus que si on accepte de négocier, d'une part, et si on consent, parfois, à faire certaines concessions difficiles, d'autre part".

Ton groupe sait parfois le faire. Mais il n'était pas prêt à le faire sur la LPol. Je crains qu'il en sorte perdant. Mais c'est probablement le peuple qui décidera.

Écrit par : Cyril Aellen | 11/09/2014

Les commentaires sont fermés.