Libre Liberté Libéral

  • La droite a perdu. La droite peut gagner.

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    Toutes ces discussions sur les prétendues « alliances » à droite commencent sérieusement à m’agacer. Je suis persuadé que l’électeur s’en fout, d’une part, et que cela n’est de loin pas l’essentiel, d’autre part.

    Les faits sont têtus. En quatre ans, sur la base des résultats des élections au Conseil national, le PLR a passé de 20,51% à 17,93% (-2,58%), le PDC de 12,05% à 7,66% (-4,39%) et l’UDC de 17,60% à 13,66% (-3,94%).

    Pour être encore plus clair, le PLR a perdu 12,6% de son électorat, le PDC 36,4% et l’UDC 22,4%.

    Toute la droite genevoise a perdu et aucun parti n’est en mesure de donner des leçons aux deux autres. La droite genevoise a perdu les élections, mais elle a surtout perdu la confiance de beaucoup de ses électeurs.

    En ma qualité de candidat au Conseil national, je fais partie de l’équipe perdante. Et s’il est vrai que, durant la campagne, j’ai eu à subir des critiques, régulières et acerbes, qui ne m’étaient pas directement destinées, s’il est vrai que j’ai eu à pâtir de signes de division que je n’ai pas souhaités, je dois d’abord assumer la part de l’échec qui m’incombe.

    J’ai la conviction que mon parti est en mesure d’apporter des réponses adéquates aux attentes légitimes de la population. Les genevois ont raison d’être préoccupés par la diminution de leur pouvoir d’achat, par la croissance des coûts de la santé, par le financement des retraites, par la dégradation de l'environnement, par la disparition possible d'emplois ou par leur capacité à rester bien formé dans un environnement économique changeant.

    L’actuel discours de la gauche semble simple : la prospérité économique serait acquise, mal utilisée et mal répartie. Dans ces conditions, l’intervention accrue de l’Etat serait la seule solution. Il conviendrait donc de capter une plus large part de la richesse produite, sous forme de taxes et d'impôts, pour renforcer un Etat acteur et redistributeur. La responsabilité individuelle n’existerait plus, seule la responsabilité collective aurait un sens.

    A mon sens, la droite, avec ses nuances et dans toute sa diversité, doit être capable d’apporter des réponses qui peuvent être communes à nos trois partis. La prospérité n’est pas le fruit d’un hasard mais celui de travailleurs diligents et engagés. La question d’une croissance qualitative doit être posée. Les citoyens, seuls ou organisés, ainsi que les entreprises, grandes ou petites, doivent rester les premiers acteurs de notre société. L’Etat doit être renforcé dans son rôle de régulateur mais il doit aussi cesser de se substituer à l’économie privée. Chacun doit pouvoir vivre dignement du produit de son travail. L’avenir de la classe moyenne ne doit pas se résumer à une plus grande dépendance de redistributions étatiques fragiles. Les accords bilatéraux et les autres accords cadre n’ont de sens que s’ils sont conclus par des Etats souverains et s’ils profitent équitablement aux habitants du pays.

    Il appartient donc aux organes de nos trois partis de travailler en bonne coordination pour définir des objectifs communs et les moyens les plus adéquats pour y parvenir. Il m’apparaît également important de désigner rapidement les personnes les mieux à même de mener ce travail en vue des échéances électorales de 2023.

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  • La réforme fiscale et le financement de l'AVS (RFFA): peut-être pas parfaite, mais indispensable.

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    Je n’étais a priori pas certain que l’organisation d’une conférence de presse en faveur de la réforme fiscale et le financement de l'AVS (RFFA) dans les locaux de la Fondation Partage était une bonne idée.


    A la forme, il apparaissait pourtant essentiel de rappeler que la RFFA n’est pas soutenue par les seuls milieux économiques mais par une large majorité politique de droite, de gauche et du centre. Elle n’est combattue, à droite comme à gauche, que par les plus extrémistes: ceux avec lesquels les compromis ne sont que rarement possibles.


    Il était important de rappeler que la réforme soumise à votation populaire comporte non seulement un volet fiscal, mais aussi des compensations sociales appréciables: un financement additionnel en faveur de l'AVS de plus de 2 milliards de francs par année, sur un plan fédéral, et une augmentation massive (186 millions par an) des subsides d’assurance maladie en faveur de la classe moyenne, sur un plan cantonal. Un paquet ficelé disparate et pas toujours compréhensible, mais une bonne solution illustrant parfaitement la complexité des compromis possibles avec le système politique suisse.


    Contrairement à ce que prétendent certains opposants, l'objectif principal de cette réforme n’est pas de réduire l'impôt sur le bénéfice des personnes morales ni d'assécher les finances publiques. Au contraire. En raison de la pression politique mise par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), le volet fiscal de cette réforme vise à supprimer les privilèges fiscaux accordés à certaines grandes entreprises internationales et, de ce fait, à harmoniser la fiscalité des différentes entreprises sises sur notre territoire. Sur un plan fiscal, la RFFA instaura une saine égalité entre les différentes entreprises du pays. A cela s’ajoute que si la RFFA est refusée à Genève et que le projet est accepté au niveau suisse, nous assisterons certainement à un exode non seulement de très nombreuses multinationales à statut mais aussi d’entreprises ordinaires.


    Cela étant précisé, les critiques injustes et acerbes dont la fondation Partage est l’objet, en raison de l’organisation ce de cette conférence de presse, sont également l’occasion de rappeler quelques éléments. La solidarité est d'abord le fruit d’un engagement individuel volontaire. Il s’agit avant tout d’une démarche personnelle qui s’exprime régulièrement au sein d’un groupe constitué, avec un but idéal. De nombreuses associations ou fondations témoignent de la forte solidarité des citoyens de notre Canton. La générosité et la coopération ne sont pas l’apanage de l’Etat, malgré la part redistributive de l’impôt. Au contraire, le lien social d'engagement personnel lié à la solidarité individuelle font défaut à l’Etat social.


    C’est ainsi que la fondation Partage, banque alimentaire genevoise, vit d’abord de l’engagement de ses 655 bénévoles ainsi que de ses partenaires alimentaires et commerces (57% des denrées alimentaires) et de la générosité des genevois lors des Samedi du Partage (26% des denrées alimentaires). Sur un plan financier, les recettes de la fondation Partage sont assurées à 54% par dons privés, les subventions étatiques (hors EdS) ne représentant que 14% des produits.


    Ce qui vaut sur un plan social vaut également sur un plan culturel : que seraient l’Orchestre de la Suisse Romande, le Grand Théâtre ou le MAMCO sans ses généreux mécènes ?


    C’était finalement très opportun d’organiser cette conférence de presse au sein des locaux de la Fondation Partage. Elle a été l’occasion de rappeler non seulement l’importance de la RFFA, mais aussi de mettre en évidence une partie méconnue du tissu social de notre Canton.

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  • Les poches du contribuable genevois sont bientôt vides

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    Les recettes fiscales ne tombent pas du ciel : à chaque franc encaissé par l’Etat correspond un franc payé par le contribuable. Et les impôts ne sont pas toujours payés par les autres.

    À Genève, les rentrées fiscales augmentent d’année en année : ce n’est pas le fruit du hasard mais le résultat d’une politique voulue par un Conseil d’Etat dépensier et un parlement complaisant.

    Avec les primes d’assurance maladie, les impôts sont les dépenses obligatoires qui augmentent le plus pour la classe moyenne. Dans un cas comme dans l’autre, il y a ceux qui n’en paient pas, mais il y a surtout ceux pour qui la facture est, année après année, de plus en plus salée.

    L’Etat exige plus de moyens pour assumer ses dépenses, mais cela se fait aujourd’hui au détriment du pouvoir d’achat de chacun d’entre nous. A l’heure où il est question de mettre en place de nouvelles taxes pour lutter contre le réchauffement climatique, il est temps de rappeler que celle-ci doivent s’inscrire, au minimum, dans une indispensable neutralité fiscale.

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